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Liste des canotiers
Rapports d'interventions
Photographies
donateurs - sauveteurs
Récompenses
Documents annexes
 
Le Maman Poydenot dans la grande passe du port de Saint-Guénolé.
1889, création d'une seconde station de sauvetage sur la commune de Penmarc'h, à Saint-Guénolé.
Le port de Saint-Guénolé vers 1900.
Le canot de la station de Kérity peut difficilement intervenir dans les parages de Saint-Guénolé en raison de son éloignement. Or, le nombre croissant de bateaux fréquentant la baie d'Audierne et le développement du port de Saint-Guénolé rendent indispensable la présence d'un canot de sauvetage dans ce port.
La station de sauvetage de Saint-Guénolé est fondée en 1889.
Le premier canot de sauvetage porte le nom de Maman Poydenot, en hommage à l'épouse du donateur, M. Jean Bernard Paul Poydenot. Il est construit en 1889 par les chantiers Augustin Normand et présenté à l'Exposition Universelle de la même année. Il s'agit d'un canot en bois, à redressement, de 10,10 m, caisses à air en bois, 10 avirons, qui porte le n°de chantier 47. Il reste en fonction jusqu'en 1952 et est remplacé par un canot à moteur, le Capitaine de Vaisseau Richard. En 63 années de bons et loyaux services le Maman Poydenot a effectué plus de 67 sorties ; 161 canotiers, au moins, ont formé les différents équipages. Le canot est vendu en 1952 à un particulier de Brest où l'on perd sa trace...
Sauvetage de l'équipage du Sancta Maria par le canot de sauvetage de Saint-Guénolé, le 26 mars 1897.
       
     
                   
     
Extrait des registres de la
Société Centrale de Sauvetage des Naufragés
     

Historique de la station de Saint-Guénolé
Le bourg de St-Guénolé dépend, comme celui de Kérity, de la commune de Penmarc'h ; il est situé à 4km environ au Nord de la pointe, par conséquent sur la baie d'Audierne, tandis que Kérity est à l'Est. Ainsi ces deux stations, tout en pouvant dans certains cas combiner leurs efforts, sont appelées en général à protéger une région différente de la côte.
La maison-abri de 12,75 m x 5,80 m, a été construite aux frais des Ponts et Chaussées, sur un terrain de 405 m2 à nous vendu par la commune de Penmarc'h au prix de 202,50 f le 4 juillet 1889 ; cette maison-abri nous a été remise officiellement le 13 janvier 1890. Son orientation, parallèle au rivage, est fâcheuse ; cela rend plus pénible la manœuvre du lancement, qui se fait en pleine plage sablonneuse... La sortie de Saint-Guénolé peut s'effectuer par deux passes ; l'une et l'autre sont fort étroites malgré les importants déroctages auxquels a procédé le service des Ponts et Chaussées, et souvent terribles, le mot n'est pas trop fort, quand la mer est houleuse, même sans vent.
La situation du bourg lui-même l'expose à des raz de marée qui l'ont ravagé plus d'une fois ; celui de l'hiver 1903-04 notamment est venu battre les murs de notre maison-abri et en a quelque peu attaqué les fondations.
La population est d'une bravoure et d'une énergie à toute épreuve, aussi possédons nous à Saint-Guénolé une station hors ligne.
La traction par chevaux peut se faire utilement dans le Nord, particulièrement dans l'anse de la Torche.

Naufrage du trois-mâts Antoinette, échoué sur la côte de Tréguennec, le 6 janvier 1912, puis démoli sur place.
       
 
Le Maman Poydenot devant son abri pendant l'Occupation allemande
       
   
Raz-de-marée de janvier 1924, les bateaux du port de Saint-Guénolé sont projetés sur la grève. En arrière-plan, l'abri du canot de sauvetage.
       
 
Sébastien RIOU
           
Les bateaux échoués dans la baie de Pors Carn après la tempête du 30 septembre 1912.
 
   
Tempête du 30 septembre 1912.
Le vent s'est levé brutalement, les bateaux en pêche tentent de rejoindre leurs ports ou de trouver un abri. Lorsque le canot de sauvetage sort de Saint-Guénolé il sauve l'équipage du canot Le Boer qui est en train de couler, puis il prend la direction de la petite baie de Pors Carn où le spectacle est hallucinant : une trentaine de bateaux sont mouillés face à la plage, ou échoués dans une mer hachée ; tous ont le pavillon en berne et demandent du secours. Le patron Riou dirige successivement son canot vers ceux qui paraissent le plus en difficulté et sauve 7 équipages de six à sept hommes chacun. Un huitieme bateau lutte encore et refuse son assistance, lorsqu'un grain furieux survient ; il fait à son tour des signaux de détresse, aussitôt les canotiers se dirigent vers lui... Ce désastre se traduit par la perte à peu près complète d'une quarantaine de bateaux.
Louis-Napoléon AUFFRET
Pierre Vincent BALTEZ
   
     
   
         
Guillaume TANNEAU
François TANNIOU
 
               
               
Joseph ANDRO
   
Pierre TANNEAU
   
                                         
             
Pierre-Jean BARIOU
       
Vincent Marie BALTEZ
           
                                   
                         
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