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L’équipage de la Charlotte, de Redon, est ramené à terre dans l’ancre flottante qui remplace la bouée-culotte. À bord, sur tribord, un marin retient le filin qui assure le retour de la nacelle. |
Il est parfois nécessaire d’établir un lien entre un navire en difficulté et les sauveteurs, en mer ou à terre.
Le lien, une ligne, permet alors l’installation d’un va-et-vient entre le navire et les sauveteurs.
En mer, pour un bateau en difficulté et qui ne peut pas être approché, les sauveteurs envoient la ligne, en laissant dériver une bouée ou à l’aide d’un lance-amarre. Le bâton plombé, premier lance-amarre, sera remplacé, à partir de 1930, par le pistolet lance-amarre. Le va-et-vient rudimentaire installé, les hommes secourus sont ramenés dans l’eau, si possible soutenus par leur ceinture de sauvetage. |
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Sauvetage de l’équipage du vapeur anglais Knepworth devant Biarritz, le 27 janvier 1930. Belle illustration d’un sauvetage par va-et-vient. |
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Petit canon lance-amarre sur civière.
Celui de Kérity devait être du même type. Tout le matériel d’intervention était chargé dans un fourgon garé dans un abri proche du poste des Douanes. |
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Type d'affiche mise en place dans les abris de canots et de lance-amarre. |
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Extrait de l’hebdomadaire « Le Monde Illustré » du 2 décembre 1893 : Sauvetage à l’aide du canon porte-amarre. |
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Près de Boulogne, un canon lance-amarre présenté par un douanier devant son abri. |
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| Bobine de ligne pour flèche lance-amarre. |
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Flèche Delvigne Mise au point par l'ingénieur français Delvigne, la flèche qui porta bientôt son nom fut le propulseur de ligne qui simplifia la technique du lance-amarre. Simple de fabrication et d'utilisation, légère, 180 grammes environ, renforcée d'un petit lingot de plomb, elle était rattachée à la ligne de liaison qu'elle entraînait a environ 80 mètres |
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Pistolet lance-amarre Schermuly Ce type de pistolet qui remplaça le bâton plombé fut mis au point en 1926 en Angleterre pour la RNLI et équipa le sauvetage français jusque dans les années 1970. Il tire une fusée qui propulse à 230 mètres la ligne de liaison, soigneusement lovée dans la boîte circulaire placée au-dessus du pistolet. |
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Système lance-amarre de Delvigne et ses éléments constitutifs. |
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Bobinoir de ligne Schermuly. Le bobinoir ou peigne bobineur servait à préparer la ligne de lancement, à la lover. L'ensemble était ensuite placé dans la boîte circulaire et le moule (peigne bobineur) retiré. |
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À terre, le lance-amarre, fusil ou canon, permet l’envoi d’une ligne, au navire en difficulté près du rivage ou échoué. Après l’établissement d’un solide va-et-vient, une bouée-culotte sert de nacelle pour ramener les hommes à terre.
Sur le littoral, fusils et canons porte-amarre sont confiés aux agents de l’État, gardiens de phare et douaniers.
Dans les postes des Douanes sont constitués des postes de secours dotés des matériels nécessaires : lance-amarre, va-et-vient, fourgon ou charrette…
Le chef de poste assure la formation des agents et la direction des interventions, la Société de sauvetage fournit certains matériels, l’État approvisionne en lanceurs et munitions.
Dès 1899, existent 500 postes dont 77 dotés d’un canon sur affût.
À Penmarc’h : le poste des Douanes de Kérity est déjà équipé en 1869 ; une première intervention est rapportée en 1876 ; les gardiens du phare sont munis, avant 1882, d’un fusil lance-amarre, d’engins de sauvetage de la S.C.S. dont un va-et-vient rudimentaire appelé hale-à-bord.
Depuis la seconde moitié du 20e siècle, l’hélitreuillage est le nouveau mode d’intervention.
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Les éléments constitutifs d'un va-et-vient, bouée à culotte, aussières et poulies. |
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Mousqueton de gendarmerie Modèle 1842, équipant les douaniers à la fin du 19e siècle. C'était le fusil idéal pour propulser la flèche Delvigne. La portée comme lance-amarre ne dépassait pas 80 mètres, mais avantage inestimable, les douaniers, nombreux sur le littoral maritime, en étaient tous munis. |
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Aujourd’hui, l’hélicoptère assure la recherche et l’hélitreuillage des naufragés. |
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