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| Documents annexes | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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En Angleterre, la perte du trois-mâts Adventure à l'embouchure de la rivière Tygne en 1789 a provoqué le lancement d'une souscription et d'un concours pour doter cet endroit d'un canot de sauvetage. Voici l'Original du gagnant Henry Greathead. La flottabilité est assurée par un doublage intérieur de liège et par une grosse ceinture de liège entourant la coque. 10 hommes sont aux avirons. En 1829, trente-neuf bateaux de ce type sont en place sur les côtes d'Angleterre et d'Irlande. |
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Maquette du canot anglais à redressement de 30 pieds, retenu par la S.C.S., et réalisée en Angleterre au 19e siècle. |
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Nous vous présentons sommairement l'histoire du sauvetage en mer. Complétez vos recherches en consultant le document édité par la Société Nationale de Sauvetage en Mer (S.N.S.M.) : Les premières sociétés de sauvetage 1864 – La commission, formée en 1861 par le Ministère des Travaux publics « pour rechercher les mesures les plus propres à assurer sur le littoral un service complet de sauvetage », propose : « la solution la meilleure serait de confier la création et la direction du service de sauvetage à l’initiative d’une Société privée à laquelle le concours de l’Administration serait acquis ». |
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Le pavillon Virtus et Spes (Courage et Espérance), de la Société humaine et des naufrages de Boulogne. Adopté par la S.C.S. ; ici, en 1910, à bord du canot Albert Henriette de Bréhat. |
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Pavillon de la Société Centrale de Sauvetage des Naufragés. |
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L’Amiral Roussin, de l’île Molène ; canot à redressement de 10,10m. |
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Exercice de mise à l’eau de l’Amiral Roussin. |
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Création des Hospitaliers Sauveteurs Bretons 1873… Henri Nadault de Buffon fonde à Rennes, le 25 septembre 1873, la société des Hospitaliers Sauveteurs Bretons (H.S.B.) dont l’un des buts est ainsi défini : « … auxiliaire active de la Société Centrale de Sauvetage des Naufragés… ». Les liens entre les deux sociétés sont étroits ; certains sociétaires sont membres des deux conseils d’administration. À ses débuts, la société des H.S.B. se veut, « à la fois une institution de sauvetage et de sauveteurs, et une société de bienfaisance, de moralisation, et d’encouragement au bien ». Elle crée alors des postes de secours dans les villes de l’intérieur et en bord de mer. Les H.S.B. s’équipèrent de leurs propres canots, conçus par Albert Henry et construits à La Rochelle, dériveurs insubmersibles et à redressement de 6,50m à 10,50m, plus adaptés à la navigation à la voile qu’à l’aviron. Le 20 août 1895, la société des H.S.B. est reconnue d’utilité publique. |
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| Pavillon des Hospitaliers Sauveteurs Bretons | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Pavillon de la S.N.S.M. fusionnant ceux des deux sociétés réunies : S.C.S. et H.S.B. |
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Le canot à redressement Les deux sociétés ont choisi à leur création le canot insubmersible (grâce à la fois, à des caisses à air et à l’évacuation automatique de l’eau embarquée) et à redressement spontané, obtenu par la présence de dômes à l’avant et à l’arrière. Le type à redressement est considéré particulièrement adapté aux interventions dans les brisants ou barres, là où l’embarcation la plus stable ne serait jamais absolument garantie contre tous risques de chavirement. Ce type de canot, de 9,78m ou 10,10m, équipera la majorité des stations dont celles de Kérity de 1868 à 1947, de Saint-Guénolé de 1889 à 1952, de Saint-Pierre de 1901 à 1913. |
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Notre-Dame de Salut, dans son abri à Fécamp ; canot à redressement de 9,78m. |
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Assistance du Général Béziat aux langoustiers franchissant la barre du port d’Audierne. |
Baptême d’un canot à redressement de 10,10m. |
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Le canot à grande stabilité La S.C.S. n’impose pas le canot à redressement à toutes les stations. Le choix du type d’embarcation tient compte des conditions d’utilisation (état du rivage et de la mer), et parfois des souhaits des équipages. Ainsi, celle de Capbreton fut armée, en 1922, par une nacelle plate pontée, genre pinasse landaise, construite près de Saint-Jean-De-Luz. Certaines stations sont dotées du canot à grande stabilité. L’accroissement de la stabilité qui réduit les risques de chavirement est obtenu par l’élargissement des formes. Ce type de canot, en raison de ses formes, offre un peu plus de résistance dans la marche à l’aviron, mais peut porter une voilure plus importante. La plupart de ces canots sont munis d’une dérive centrale ; elle n’a pas d’influence appréciable sur la stabilité, mais améliore la marche sous voiles. À partir de 1910, le canot à grande stabilité de 9,80m construit aux chantiers Augustin Normand arme les stations de la S.C.S., soit en première dotation, soit en remplacement d’un canot à redressement. À Saint-Pierre, le Léon Dufour, à grande stabilité et dérive centrale, remplace Papa Poydenot en 1913. |
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Canot à grande stabilité, La Providence, de la station de Boulogne. |
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Sortie par mauvais temps d'un canot à grande stabilité. |
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Brancy, premier canot à grande stabilité de 8,60m, construit par les chantiers Augustin Normand en 1887, pour la société de Boulogne. |
Gabiou Charron II, marinière à fond plat de 10m, mise en service à Palavas en 1898. |
Colonel Bruzard, nacelle plate pontée de 9,50m, en service à Capbreton en 1922. |
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Canot Eugène Duclerc, traînière pontée de 11m, mis en service à Capbreton en 1894. |
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Baleinière de sauvetage en acier galvanisé, avec dérive centrale. |
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1913 - À la veille de la Grande Guerre, époque du sauvetage à la voile et à l’aviron, la S.C.S. arme plus de 110 stations, toutes munies d’un canot ; la flotte des H.S.B. compte 22 canots de différents types et un important matériel réparti dans les postes de secours. Cette société a déjà mis en service le premier canot de sauvetage à moteur, le Docteur Jules Baisnées, à Portsall en 1908. Fréquemment en panne de moteur, il terminera sa carrière à la voile. |
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Le canot Général Béziat, d'Audierne, surveille la rentrée des bateaux à l'entrée du port. |
Monomoteur Capitaine de Vaisseau de Kerros en construction au chantier de Normandie à Fécamp. |
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Construction, au chantier de Normandie à Fécamp, du monomoteur Capitaine de Vaisseau de Kerros, destiné à la station des H.S.B. du Loch en Primelin. |
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1920… La S.C.S. entreprend de remplacer les canots à voiles et à avirons par des canots à un puis deux moteurs, de la série des 9,78m, essentiellement des Augustin Normand. En 1922, elle en arme 19 tandis que la société des H.S.B. ne possède que quelques canots Henry, lourdement lestés, monomoteurs, mais équipés d’une bonne voilure, construits à La Rochelle. La mise en place des canots à moteur est ralentie en raison de difficultés financières causées, notamment, par les dévaluations de la monnaie. 1939… Au moment de la déclaration de guerre, 44 canots à moteur et 61 à voiles et à avirons arment les 105 stations de la S.C.S.. La flotte « grand sauvetage » des H.S.B. compte 8 grands canots, 5 motorisés, 3 à voiles et à avirons. L’Occupation entraîne réquisitions et interdictions de sortir en mer, même en cas de naufrage, … À la fin de la guerre, les dommages sont considérables. La S.C.S. est touchée : 29 canots détruits et 18 endommagés, 19 abris détruits ou inutilisables. Les H.S.B. ne sont pas épargnés : 4 canots motorisés sur 5 détruits ; les petits canots, les abris, les matériels de secours ont subi des dégâts très importants. Le bilan est lourd. La S.C.S. n’arme plus que 54 stations. Chez les H.S.B., c’est presque la totalité des matériels qui ont été détruits ou pillés. Les deux sociétés sont confrontées à des soucis financiers, mais la volonté de renaître est très forte. Les H.S.B. prennent en charge quelques stations de la S.C.S., dont Audierne. 1949 à 1962 - Fin 1949, 1 canot à voiles et avirons en service aux H.S.B., 25 à la S.C.S.. La S.C.S. vend ses derniers canots à voiles et à avirons dont le Benoît Champy, de Cayeux-sur-Mer, le 19 octobre 1956. 1962 - Le dernier canot de sauvetage à l’aviron, le Paul Tourreil, de la station de Palavas, est rayé des listes d’armement. |
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Canot monomoteur de type Coleman, en service à l’île Molène et au Havre vers 1920. |
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Le Guilvinec : le Vice-Amiral Duperré, bimoteur, mis en service en 1927. |
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Monomoteur Capitaine de Vaisseau de Kerros, aux essais à Fécamp, avant son affectation à la station des H.S.B. du Loch en Primelin. |
Le canot tout-temps,Yvon Salaun, de la station de Portsall en construction aux chantiers Augustin Normand. |
En 1960, le canot tout-temps Jean-Louis Courtès quitte Le Havre pour rejoindre Le Guilvinec. |
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Naissance de la Société Nationale de Sauvetage en Mer 1966 - Les canots à voiles et à avirons ont disparu, la modernisation des flottes se poursuit. Mais l’entretien des abris et des dispositifs de lancement, entraînent des frais que ne peuvent plus supporter les deux Sociétés. En outre, le sauvetage doit s’organiser face à l’accroissement du trafic maritime et à l’augmentation du nombre des navires de plaisance. La fusion des deux Sociétés, S.C.S. et H.S.B., est décidée. 1967 à 1970 - Le 6 juin 1967, la nouvelle structure est créée sous le nom provisoire de Société nationale pour la sauvegarde de la vie humaine et le sauvetage des naufragés en mer et sur les côtes. Quelques mois plus tard, les deux Sociétés fusionnées sont dissoutes et est créée, le 6 janvier 1968, la Société Nationale de Sauvetage en Mer, la S.N.S.M., association à but non lucratif. Le 30 avril 1970, la S.N.S.M. est reconnue d’utilité publique. |
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Le Capitaine de Vaisseau Richard, premier canot à moteur de Saint-Guénolé, mis en service en 1952. |
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